Un février 2012 en affiches (illustrées)

Encore beaucoup de nouveaux venus ce mois-ci (eh oui, on cherche, on cherche).
Un retour particulièrement inattendu, celui d’Yves Chaland plus de 20 ans après sa disparition, démontre que son son style reste toujours moderne et influent.
Nous vous rappelons qu’un clic sur le nom des auteurs renvoient à leur site ou blog, lorsqu’ils existent.

Jillian Tamaki

Jillian Tamaki

Motomichi Nakamura + Wiyumi

Motomichi Nakamure + Wiyumi

Yves Chaland

Yves Chaland

Aiuto! + 5emeciel.fr

Aiuto! + 5emeciel.fr

Jack Hudson

Jack Hudson

Rocco

Rocco

François Soutif

François Soutif

Jocelyn Gravot

Jocelyn Gravot

Ben Newman

Ben Newman

Pieter Van Eenoge

Pieter Van Eenoge

Jon Burgerman

Jon Burgerman

Marine Rivoal et Yann Kebbi

Marine Rivoal et Yann Kebbi

Singeon et Vincent Caut

Singeon et Vincent Caut

Studio Flyingpou7

Studio Flyingpou7

Sélection : [ÉRIC D.] et [ROMUALD REUTIMANN]

DANS LA MÊME COLLECTION

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Archives TAO : numéro 1, Daniel Goossens

Tao 1

EO présente ici l’Archive N°1 du magazine TAO publié fin 1994.
Ce premier numéro nous permettait alors de faire une arrivée sensée sous plusieurs aspects.
D’abord justifier l’emprunt de ce nom quelque peu démesuré : le TAO que l’on ne peut nommer donc “indicible, c’est à dire? On peut pas dire !” Citation de Goossens re-cité en conclusion du préambule à ce TAO N°1. Et re-re-cité dans le document ci-joint, c’est donc dire que l’indicible peut être répété !
Ensuite, bien sûr, l’interview de celui qui dessine si bien l’indicible par le rire : Daniel Goossens.
Mais aussi la publication de quelques textes parfois bien vus (mais pas toujours, on peut le dire maintenant) de SF ou autres aphorismes poético-gnostiques sur le Tao et ses illustrateurs divers. Ainsi une présentation du Monsieur Mouche de Jean-Luc Coudray ou du Lao-Tseu : le silence du sage de Tsai Chih Chung (édition Carthame, enfin à l’époque !)

Archives TAO 1 - Daniel Goossens

Ici vous ne trouverez pas tout ça, ni les encarts comme les calques ou la pub dépliable pour des raisons assez évidentes dans ce format numérique finalement moins interactif que le papier de 1994. Il y avait aussi une interview de Max Cabanes, qu’il serait intéressant de prolonger maintenant qu’il a agrandi ses Villages, où il pose une question pertinente à Goossens.
La réponse est là mais pas le reste, pour le moment.

Archives TAO 1 - Daniel Goossens

Mais il y a l’essentiel : l’interview titrée “Daniel Goossens est ressemblant” que 17 ans après on peu compléter par “...et ne s’efface pas avec le temps”. Tant ses propos de l’époque restent pertinents mais nous enrichissent même avec le recul. L’intervieweur doit avouer pour votre édification combien certaines de ses questions voulant attirer Daniel dans un angle précis sont régulièrement défaites ! Ainsi l’axe sur la complexité de l’humour : suivez-le et vous verrez comment avec des “idées qui ne marchent pas sont celles où l’on sent une intention” ou sa réfutation de “l’escalade des degrés”, il démolit gentiment mes lourdes insistances. S’il admet (après hésitation) son intérêt à la fois comme informaticien et humoriste pour le “fonctionnement de l’esprit” c’est pour mieux souligner ensuite une impossible définition universelle de l’humour.
Cadeau inattendu : c’est bien lui qui a justifié par l’absurde ce détournement de la Voie.

Archives Tao 1 - Daniel Goossens

C’est l’intérêt de cet interview et j’en suis fier car directement bénéficiaire ! Rétrospectivement Daniel m’a libéré d’une vaine envie inconsciente que l’humour soit autre chose que ce qui fait rire. Qu’il n’a pas d’autre justification en soit, même si sa construction peut obéir à des logiques complexes. C’est une vraie liberté, qui de surcroît n’empiète sur celle de personne, rien que pour ça cette réédition se justifie. Ainsi que ces derniers remerciements pour Goossens : ils sont bien mieux que spontanés car justifiés après toutes ces années à avoir bien intégré l’intérêt de ses propos qui m’ont permis de faire exploser en moi les limites traditionnelles de l’humour et là ça m’étonnerai pas qu’il l’ait fait exprèèèèès !
Ce numéro était dédié à Jean Carmet décédé cette année 94 et on vous conseillait de le lire en écoutant Les Nits, ça reste valable !
[ÉRIC FLUX]

• Pour lire en ligne cette Archive TAO 1 vous devez vous rendre sur le site Issuu en cliquant ICI (ou sur les images ci-dessus).
• Pour obtenir le PDF (HD, 25 MO) cliquez ICI.
 DANS LA MÊME COLLECTION

EO, les origines (le retour de TAO)
• Archives Tao 1 – Daniel Goossens
• Archives Tao 2 – Alejandro Jodorowsky [à paraître]
• Archives Tao 3 – Andreas [à paraître]
• Archives Tao 4 – Jean-Luc Coudray [à paraître]
• Archives Tao 5 – David B [à paraître]

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Classé dans Archives TAO, Bande dessinée, Entretien

7 clips animés (le meilleur de 2011)

Laissez-moi vous raconter une petite histoire pour bien commencer cette année dont le terme est déjà clamé dans les pires termes.
Pour avoir une bonne perspective anticipons la chute en remontant aux sources.

1 – Frank Eddie. Let me be the one you call on

par Mr Kaplin

Avec Let me be the one you call on le début c’est la fin, le rejet c’est la base, le projet en est issu, le propos devient lumineux :
Franck Eddie c’est chié !

2 – Gotye. Don’t worry, we’ll be watching you

par  Rubber House Studio

Vous avez vu, tout est là ça devrait être suffisant, mais vous vous êtes vu vous, voyant ça ?
Voyeurs décalés, c’est votre nature que de la voir alors pas de soucis, d’autres gardiens vous regardent…

3 – Barbara Panther. Unchained

par Ash Dorn

Oui il y a des regards qui tuent ! Surtout celui auquel on ne peut échapper, tombé des cieux noirs où les marées naissent et vous enchainent à leur temps éternellement revenant, Unchained vraiment ?

 4 – MGMT. All We Ever Wanted Was Everything

par Oneedo

Isolé sur le sol au milieu des fumées, l’oiseau est tombé.
Comme Icare il en voulait trop, comme Love & Rockets, pas les comics mais les cosmiques sortant des caves du Bauhaus, dont ce titre est repris par MGMT croyant sortir du Dédale alors qu’ils s’y perdent…

5 – The Freaks. The Loner

par Fla du Sticky Monster Lab

Volà ce qui arrive quand on a tout, à vouloir la crème de la crème le gâteau vous étouffe et on reste seul.
Sauf qu’il y a des solitudes plus petites qui s’accrochent jusqu’au bout…

6 – Gotye. Bronte

par Ari Gibson at Mechanical Apple

Il semblerait que la fin ne tienne qu’à un miracle. Que le bonheur soit passé et qu’il ne revive que dans les souvenirs. Justement Gotye revient pour nous rappeler non seulement que son dernier album est encore plus saturé de clips merveilleux que le précédent, mais aussi que des forêts où planent l’ombre des sœurs de Mononoké gardent d’autres visions que des regards vides…

7 – Amon Tobin. Calculate

par Jim Jam Graphics

Arrivés ici vous pouvez pleurer, au fond de l’œil la roue tourne.
velut luna statu variabilis, sors immanis et inanis rota tu volubilis.
Vous pouvez le comprendre c’est partout, c’est en vous, c’est la source, sinon calculez le…

[ÉRIC FLUX. SELECTION ÉRIC D.]
DANS LA MÊME COLLECTION

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Les meilleurs vœux pour 2012

Faire une carte de vœux originale, qu’elle soit virtuelle ou non, est un exercice difficile. Pour être honnête, il nous a fallu chercher beaucoup avant de pouvoir vous présenter la sélection que voici pour une année qui s’annonce électorale et apocalytique.

Wens

Wens

Max

Max

Jean Jullien

Jean Jullien

Jérôme Dupré la Tour

Jérôme Dupré la Tour

Agnès Maupré

Agnès Maupré

Thierry Bedouet

Thierry Bédouet

Terreur graphique

Terreur graphique

Le Tampographe Sardon

Le Tampographe Sardon

Thibaut Soulcié

Thibaut Soulcié

Bruno SalAmone

bruno SalAmone

Gwenolé le Dors

Gwenole le Dors

Jacobo Fernandez Serrano

Jacobo Fernandez Serrano

Les Jeanclode

Lommsek Shaïzeuh

Lommsek Shaïzeuh

Sacha Goerg

Sacha Goerg

Éric Salch

Eric Salch

Sélection : [ÉRIC TAO]

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Charlie Poppins scrapbook (entretien)

Charlie Poppins

Charlie Poppins préfère rester discret sur sa véritable identité. On saura juste qu’il travaille dans l’animation et que Charlie Poppins Scrapbook est son violon d’Ingres. Ce qui est certain c’est que la découverte de ses dessins est un un choc : une telle maitrise et un univers comique aussi puissant,  pour l’instant exclusivement réservé à la blogosphère, c’est plutôt unique. On a donc voulu en savoir un peu plus…. Entretien.

Charlie Poppins

“Aucune censure. Aucun délai. Aucun thème. C’est un travail libre, un hobby presque.”

EO : Qui est Charlie Poppins ? Pourquoi ce pseudonyme entre Charlie Brown et Marie Poppins ?
CHARLIE POPPINS : Charlie Chaplin/Marie Poppins :)
Deux images fortes.

EO : Tu viens du cinéma d’animation (si on peut le dire…). Quel besoin as-tu de faire des images fixes ?
C. P. : Pour développer des idées personnelles dans un minimum de temps.
Chaque dessin pourrait être développé dans un court métrage mais cela prendrait trop de temps à se réaliser. Je préfère les coucher sur papier, en attendant.

EO : Le dessin d’humour est un peu le parent pauvre de l’édition (en France tout du moins). Hormis quelques stars, comme Sempé, les dessinateurs d’humour se trouvent plutôt dans la bande dessinée ou la presse. Est-ce ce manque de “débouché” qui t’as incité à publier sur ton blog ?
C. P. : C’est un plaisir personnel qui s’est transformé avec le temps. Si les blogs n’existaient pas, je les aurais tout de même faits pour moi.
Il est à remarquer que les plus beaux livres tirés des dessins du New Yorker sont français (chez Les Arènes). La reconnaissance du dessin existe donc bel et bien en France… Mais à petite échelle.

Charlie Poppins

EO : Tes influences sont essentiellement anglo-saxonnes, voire américaines. Te reconnais-tu dans cette limitation ou vois-tu une internationale de l’humour qui reposerait sur un esprit commun ? Et si oui, lequel ?
C. P. : Le dessin d’humour anglais ou américain est graphiquement intéressant.
La France est plus orientée “dessin de presse” qui privilégie l’idée et malheurement pas assez le dessin pur.
Sempé est une exception belle et incompréhensible qui la rend unique.
Bosc, Chaval et d’autres étaient précurseurs mais ont été surpassés par les dessinateurs américains.

EO : Sur la forme, pourquoi donnes-tu à tes dessins cette patte “vintage”  (faux papier vieillis, fausse trame pour journal, faux copyright…) ? Pour te rattacher à cette tradition de dessin “syndicate” ?

C. P. : J’aurai très certainement aimé faire parti des dessinateurs que j’aime…
Ce travail de patine met ces dessins dans une certaine “anachronie” qui me rapproche d’eux (j’imagine).

Charlie Poppins

EO : On cite souvent Gary Larson, pourtant tes influences sont multiples. Tu mentionnes sur ton site : Charles Schulz, Bill Watterson, Mad Magazine, Quino, Aragones, Gary Larson donc mais aussi Fluide Glacial, Mike Peters, Mordillo, Sempé, Serge Bloch, Harvey Kurtzman, Olivier Texier, The New Yorker, Olivier Schrauwen, Ludovic Debeurme, Ruppert & Mulot, Dimitri Planchon, Roland Topor, Bouzard, Voutch, Larcenet, Chas Addams, Iain Macarthur, Prof  Moustache, Edward Gorey, Chaval, Reiser, Deix, Bosc, Searle, Topor, B.gnet, Steinberg, Glen Baxter, George Herriman, Toppi, Crumb, Gad, Navo, Cardon, J.J. Grandville, Fabio Viscogliosi, Raymond Devos et Pierre Doris…
Pourquoi deux fois Topor ?
C. P. : Erreur de frappe… :)
Mais effectivement, les noms que j’ai écrit sont tous des artistes que j’admire profondément.
Le cinéma, les séries et le théâtre ne sont pas mentionnés mais peuvent aussi me toucher. Un Woody Allen est rempli de dessins du New Yorker, un Jacques Tati est rempli de Sempé… et inversement…

Charlie Poppins

EO : Comment conçois-tu un gag ? L’idée surgit-elle spontanément (un peu comme une plaisanterie dans la vie) ou bien par divers cheminements (un peu comme un dessin que tu crayonnerais avant de le finaliser) ?
C. P. : Spontané.
J’assiste a une scène, je vois un film,… et j’imagine la suite. Souvent ça ne se passe jamais comme je l’avais imaginé.
Si l’idée qui nait est intéressante je la note.

EO : À quel moment considères-tu qu’un dessin est réussi ?
C. P. : Ça n’est pas à moi de le dire. :)
Mais pour moi il est déjà à moitié réussi quand il me plait. L’autre moitié à faire “valider” appartient à celui qui va le lire.

Charlie Poppins

EO : En quoi le fait de n’avoir aucune obligation éditoriale influe-t-il sur ton travail ?
C. P. : Aucune censure. Aucun délai. Aucun thème. C’est donc un travail libre, un hobby presque.

EO : Cette absence de contraintes est-il une chance ou pas ?
C. P. : Le blog est une carte blanche que l’on s’offre. C’est évidemment une chance.

EO : As-tu été approché par des éditeurs ? Un recueil de tes dessins est-il prévu ?
C. P. : J’ai rencontré des éditeurs très intéressés mais je ne pense pas avoir une production assez importante pour le moment. Je me laisse donc du temps pour encore travailler.

Charlie Poppins

EO : Qu’est-ce qu’un livre de dessins humoristiques idéal pour toi ?
C. P. : Les Sempé ou les recueils de dessins du New Yorker sont les meilleurs exemples. Martine Gossieaux a également sorti un livre intitulé La passion du dessin d’humour que je trouve très respectueux de la discipline.

EO : Envisages-tu de faire plus de “Charlie Poppins” à l’avenir ?
C. P. : Je fais de mon mieux. Ça n’est pas mon activité principale.
Mais j’ai beaucoup d’idées d’avance.

[Questions d'ÉRIC TAO]

Le blog de Charlie Poppins.

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