Vues daltoniennes (six clips animés)

Just Relax and let’s go, meneur de jeu : Spider Jerusalem ou son clone, s’anamorphose façon Plympton. Terrain de jeu : son visage aux lunettes de plongée mais à l’envers : c’est vous qui vous immergez dans ses yeux parfois rouges. La face vous absorbe et balance à la vôtre ses pensées chaotiques, gigognes et labyrinthiques. Non dénuées de symbolisme primaire vous ne saurez rien mais verrez tout au-delà de la figure des apparences qui suffisent. Qui sont même très suffisantes. Comme prétend l’album des Japanese Popstars We just are.

The Japanese Popstars [Feat. Green Velvet]. Let Go

Directed by David Wilson

Sorti du crâne, une bête. Aux yeux rouges aussi. Au corps tout en rage ramassée, détendue en sauvagerie féline, serval ou glouton griffu à l’agressivité d’un Wolverine arpentant souplement un monde strié d’éclats explosifs et soumis à une attaque massive. Mouvements compulsifs faisant corps avec un environnement de stase numérique. La ville sera son caveau, pour l’en sortir il faudra fissurer les atomes.

Massive Attack. Atlas Air

Edouard Salier

Alors l’individu s’est fondu dans la masse, son corps – une goutte qui fait tache et déteint sur le mobilier urbain. Héros sommaire et fumeux la nuée fuse hors ses limites corporelles et prend les tons de sa virulence. Soyez attentif aux passages du noir au blanc, aux yeux rouges électriques et jets de couleurs éclaboussant des architectures uniformes. NASA c’est UNKLE en progressif, une solution non diluée de tonalités où c’est rappé pour le rock.

N.A.S.A. [feat. Kool Keith & Tom Waits], Spacious Thoughts

Fluorescent Hill

Autant suivre le mouvement, il est bien balancé. Soyons obsessif, il faut s’en sortir, les yeux rivés sur des fesses : ça marche. Ca ondule, ça berce, ça avance vers le strip. On a du cul, du cul, du cul en long, en large, en travers et même en profondeur, on va s’en sortir j’vous dit et peut être même y rentrer.

Sebastien Tellier. Look

Mrzyk & Moriceau

Et la marche devient naturelle. Yeux shoegazants et qui ne se lèvent que sortis dans une envolée multicolore de feuilles automnales. It’s the fall mais à l’envers, la ville est derrière, devant la forêt cache les arbres et on la survole vers un ciel aux orbites géométrique. En haut c’est comme en bas, alors cédons à l’Incal. Ca tombe bien, notre œil devient fasciné par un triangle.

AU. Ida walked away

Takafumi Tsuchiya

Enfin ça se reproduit. Chez lui, le protozoaire au retuculum endoplasmique, c’est simple il n’y a rien à cacher. La surface délimite mais montre tout, alors pénétrons Kandinsky en pleine ovulation. Ca peut être mécanique mais il y a toujours des fluides qui s’échangent et finalement même si ce n’est pas FSOL ce sont encore de nouvelles LifeForms qui émergent.

Syd Matters. Hi Life

Jéremie Perin. Première Heure


Selection [ERIC D], transitions [ERIC FLUX]

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3 réponses à “Vues daltoniennes (six clips animés)

  1. Intéressante sélection. Pas tout à fait convaincu par le lapin électrique qui aurait mieux fonctionné en anim plus classique à mon avis. Il est intéressant de voir que le NASA, cul et pieds fonctionnent un peu sur le mode autiste. Ces fesses sont d’ailleurs assez fascinantes puisque visiblement les deux globes se frottent l’un contre l’autre. J’ignore si c’est faisable (jamais remarqué auparavant, je ne regarde peut-être pas assez le cul des filles) mais ça doit provoquer de sacrées sensations :-)

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