En 2012, Illustrées, les affiches seront (janvier)

Pour commencer l’année en beauté 15 affiches par des auteurs présentés ici pour la première fois (hormis Antoine Marchalot et Julia Wauters) et, en fin de billet, un petit coup d’œil en arrière avec une sélection (dessinée) de la sélection 2011 des affiches de Graphis (que nous vous invitons promptement à aller visiter si vous aimez le graphisme).

Antoine Marchalot

Antoine Marchalot

Violeta Lopiz

Violeta Lopiz

Igor Kovalyov

Kovalyov

Aurélien Farina

Aurélien Farina

Julia Wauters

Julia Wauters

 Yusaku Kamekura (?)

Yusaku Kamekura

Oréli

Oréli

Sue Ninham

Sue Ninham

Stephan Muntaner

Stephan Muntaner

Hiroyuki Okiura

Hiroyuki Okiura

Guillaumit

Guillaumit

Olly Moss

Olly Moss

Reward ! Quelques auteurs à retrouver…

Le musée imaginaire

Le musée imaginaire

Brave (Pixar)

Brave (Pixar)

Russenko

Russenko

La sélection Graphis 2011

Fleishman-Hillard Creative

Fleishman-Hillard Creative

Joao Machado Design ltd

Joao Machado Design ltd

Mystery mountain

Mystery mountain

Naughty fish design

Naughty fish design

Yasuhijo Kida

Yasuhijo Kida

Sélection : [ÉRIC D.] et [ROMUALD REUTIMANN]

DANS LA MÊME COLLECTION

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EO, les origines (le retour de TAO)

Tao intégral

Toute vraie histoire Super-Héroïque commence sa geste par quelques épisodes initiaux entrant d’emblée dans l’action pour situer sauvagement le contexte. Lorsque celui-ci est amené à devenir une vraie continuité alors viennent “Les origines” donnant les clefs du monde d’avant.
Ainsi, parfois très tard après moult aventures, les auteurs révèlent la source des pouvoirs du Héros. EO n’étant pas Logan nous n’atteindront donc pas plus longtemps pour répondre aux questions que l’on ne nous pose pas vraiment, la timidité probablement :
De quel horizon se lève EO, de quel feu est issu sa lumière ?

Alors voici : EO est issu d’une mutation de TAO.
Celui-ci figurant le changement nous sommes vraiment dans une continuité.
Et maintenant l’essentiel de celui-ci va vous être révélé : vous allez avoir à votre disposition, au fil de l’année qui vient, les dossiers numérisés de ce magazine que quelques flatteurs qualifient de légendaire.

TAO. Ebay.

Étant donné l’approximation des informations disséminées dans les pages web, cela permettra au moins de corriger quelques erreurs (exemple, n’en déplaise à Mr “La comète de Carthage” le numéro consacré à David B n’est pas du tout le 8ème) et de limiter l’inflation (80 € pour un numéro de TAO, fut-il légendaire, voire mythique ou même sacré : c’est TROP !)
Au début de l’ultime décennie du dernier millénaire nous fûmes trois puis vite deux Eric (1) heureusement complétés par des collaborations ponctuelles mais prestigieuses (2) à créer TAO dans le monde de la presse auto-éditée répondant à l’affreux nom de fanzine (notez ce néologisme horrible, j’y reviendrai, il le mérite).

Tao 1. 1994.

Le principe de TAO était de publier des rencontres de fond avec des auteurs majeurs de l’art séquentiel. Répondirent présents : Goossens (n°1), Jodorowsky (N°2), Andréas (N°3), Mœbius (N°4) et David B (N°5).
Jean-Luc Coudray fut souvent de l’aventure et édité aussi à part du magazine par Tao Édition (3). C’est en quelque sorte notre Sage omniprésent.
TAO fréquenta souvent la Bulle “Fanzine” d’Angoulême où son numéro 1 eut une mention spéciale du Jury et le numéro 3 l’Alph’Art “Fanzine” en 1997. Finissons-en avec ce mot pénible dont la réfutation résumera l’esprit du Magazine.
Fan-Zine : Magazine de Fan. Fan : outre un ventilateur brassant du vent est un concentré de fanatique idolâtre. TAO ne pouvait donc pas rentrer dans cette catégorie honteuse d’excités dogmatiques ne serait-ce par son nom qui appelle plus l’indicible que l’invocation sacrée.
Tant qu’à néologier nous préférions dire que TAO est un “Amazine”. Amateurs plutôt que fanatiques, aimer au lieu de vénérer c’est dans le fond plus complexe mais aussi plus gratifiant.

L'Alph'Art Fanzine 1997

Pour l’anecdote mais signifiante, lors de la remise de prix à Angoulême j’ai éprouvé le besoin d’expliquer ceci sur une scène de théâtre au ministre de la culture du moment qui faisait office de transmetteur négligent d’Alph’art. C’est peu dire que lors on sent bien la vacuité de l’indicible !
Et que tout ces mots ne sont que bien peu de choses face à l’image, d’où l’importance paradoxale du modeste TAO grand véhicule de la Voie par le Trait.
Donc Eric (Deguin) qui est le créateur de ce TAO, dont je ne suis ici que le scripteur (4), va mettre en ligne progressivement le reflet numérique des magazines épuisés. Vous aurez certes l’intégralité des interviews avec nombres de dessins inédits des auteurs mais vous devrez imaginer le travail sur la mise en page, le découpage, le brochage bref tout ce qui faisait de TAO autre chose qu’un amoncellement de textes et d’images (5).

Tao 3, qui reçu l'Alph'Art en 1997

Tout ce qui est autour du TAO est dans le TAO même si le temps l’estompe j’espère que ces Archives seront pour vous plus qu’un reflet de ce qui fut. Ainsi sur la scène d’Angoulême le vrai prix n’a pas été remis par un ministre vite retourné à son insignifiance mais par le souvenir de la présence dans la salle de Will Eisner, vieil homme à l’humanité rayonnante Et ça je ne peux pas l’oublier !

[ÉRIC FLUX]

(1) Éric Deguin (Eric Tao), Éric Flux et Mano.

(2) Citons Jean-Luc Coudray bien sûr mais aussi Philippe Coudray, Patrice Cablat (PatCab), Gil, Claude-William Trébutien ou Simon Hureau…

(3) Les nouvelles histoires de Monsieur Mouche, Citron, avec des dessins de Gil et La Lune nous tire la langue, toujours avec Gil. Livres épuisés.

(4) “Trop modeste. En plus d’être “scripteur” Éric Flux est co-fondateur, pilier, esprit de TAO et meneur émérite d’entretiens fleuves enrichissants. Non mais !” (E.D.)

(5) Chaque exemplaire de TAO, hormis le 4 (Mœbius, encore dispo) était tiré en photocopies sur tout un tas de papiers et de formats différents entre 250 et 350 exemplaires, puis façonné, collé et relié par nos petites mains. Tous ces numéros sont épuisé depuis plus d’une décennie.

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L’Ours Barnabé de Philippe Coudray (par Jean-Luc Coudray)

Exposition L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

Le dessin de l’Ours Barnabé, dans l’esprit ligne claire, est stylisé sans l’aspect caricatural de Disney, lisible sans la construction architecturale de Pif. Philippe Coudray préfère la sensibilité du trait aux emboîtements géométriques. Le dessin intuitif exprime la nature et le rêve. Malgré une apparence classique liée à sa clarté, le graphisme est souple et poétique, dans la filiation du dessin d’humour.
L’Ours Barnabé apparaît bonhomme. En vérité, le personnage dissimule une perspicacité à toute épreuve qui démonte les mécanismes de la logique et de la nature avec une aisance presque passive. Les gags, construits sur des rapprochements inattendus, dévoilent, derrière les apparences, des raisons nouvelles et nous enseignent des liens invisibles.
Les ressorts sont subtils mais la compréhension aisée. L’humour se fonde sur l’intelligence et non la bêtise. C’est dans un univers de respect que cette bande dessinée construit d’autres visions.
La fluidité de la lecture et la lisibilité des paradoxes rendent cette création accessible aux enfants, en même temps que sa profondeur en fait une œuvre universelle.
[JEAN-LUC COUDRAY]

L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

“L’Ours est l’homme inconscient, donc spontané et créatif.”

Philippe Coudray

JEAN-LUC COUDRAY : Nous savons que l’homme de Néanderthal mélangeait dans ses tombes les os néanderthaliens et ceux des ours. Ton personnage L’Ours Barnabé et ton intérêt pour le bigfoot ne procèdent-ils pas d’un même type de mélange ?
PHILIPPE COUDRAY : En réalité, si les singes n’avaient pas existé, c’est sans doute l’ours qui aurait évolué vers l’homme. Il est plantigrade, aime se redresser et n’a (pratiquement) pas de queue. Il faut savoir que le panda a carrément développé un sixième doigt aux pattes avant qui lui sert de pouce pour attraper les bambous.

J.-L. C. : L’ours est le dernier grand fauve d’Europe. Le choisir comme personnage est-il une tentative de résister à l’artificialisation de nos vies ?
P. C. : Oui, l’inconscient chez l’homme est sa partie naturelle. L’Ours est l’homme inconscient, donc spontané et créatif.

J.-L. C. : Ranges-tu les artistes, les fous, les mystiques et les ours dans la même catégorie ?
P. C. : Les artistes, les fous et les mystiques sont ceux qui ne se limitent pas à la raison. La nature ne raisonne pas, n’a donc aucune limite, et c’est là sa réussite. Ainsi les ours sont des êtres complets.

L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

J.-L. C. : L’Ours Barnabé résout souvent des problèmes en restant passif. La qualité de l’être suffit-elle à résoudre les problèmes ?
P. C. : Pas toujours, mais très souvent, oui.

J.-L. C. : L’ours, velu, fort, est chez lui dehors, comme d’ailleurs le bigfoot. Or, le paradis est un jardin et non une maison. Est-ce à dire que c’est la maison, dans laquelle nous sommes obligés de nous replier, qui symbolise la perte du paradis ?
P. C. : La maison de l’Ours, c’est son corps. Nous autres sommes comme des bernard l’hermite qui ont besoin de se fabriquer une coquille.

J.-L. C. : Quelle différence fais-tu entre l’humour absurde et celui de L’Ours Barnabé ?
P. C. : L’humour absurde est une facilité qui ne mène à rien. Cela crée un pur effet comique sans lendemain. L’humour de l’Ours Barnabé est censé avoir un sens.

L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

J.-L. C. : Le lapin appelle-t-il quelquefois l’Ours Barnabé par son prénom et lui-même a-t-il un prénom ?
P. C. : Non. Il s’appelle “le lapin”. Il n’a pas de prénom parce qu’il n’a rien à défendre.

J.-L. C. : Les gags sont quelquefois graphiques, quelquefois verbaux. Lesquels sont les plus difficiles à trouver ?
P. C. : Il me semble que les gags graphiques sont plus difficiles à trouver parce que les contraintes sont plus fortes.

J.-L. C. : Tout l’univers de L’Ours Barnabé est-il une simple mise en place pour amener au gag ou, au contraire, le gag est-il la légitimation pour présenter un univers ?
P. C. : À la base, tout est prétexte au gag. Si un univers s’en dégage, c’est involontaire.

L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

J.-L. C. : Les chutes sont humoristiques mais l’univers de L’Ours Barnabé est poétique. Cet univers poétique est-il un garant de moralité ?
P. C. : Non. Il peut y avoir une poésie dans l’immoralité, mais peut-être pas dans la méchanceté.

J.-L. C. : La nature dans laquelle évolue l’Ours Barnabé est pénétrable mais sans humains. Elle est donc faite pour les hommes mais on y voit exceptionnellement des hommes. L’Ours Barnabé serait-il un gardien contre les hommes ?
P. C. : Il se méfie naturellement des hommes comme le yéti. Il préfère les éviter.

J.-L. C. : L’Ours Barnabé semble un travail de vulgarisation. Les paradoxes et subtilités du réel sont mises à disposition de tous les esprits, adultes et enfants. Pourrait-on dire que cette œuvre est une “vulgarisation de l’intelligence” ?
P. C. : Oui, la formule est bonne.

J.-L. C. : Penses-tu que la diffusion de L’Ours Barnabé permet de lutter contre le travail de crétinisation de la jeunesse orchestré par l’effondrement du niveau culturel des chaînes de télévision et la propagande publicitaire adressée aux enfants ?
P. C. : Sans doute.

L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

J.-L. C. : L’Ours Barnabé est-il carnivore ?
P. C. : Il peut être insectivore et piscivore, mais évite de dévorer ses amis.

J.-L. C. : L’Ours Barnabé serait-il plus proche de la bande dessinée ou du dessin d’humour ?
P. C. : Il est plus proche du dessin d’humour parce que l’objet est le gag et non la narration.

J.-L. C. : L’Ours Barnabé est-il un maître spirituel ?
P. C. : Il l’est pour le lapin et pour lui-même.

Exposition L'Ours Barnabé. Philippe Coudray.

PHILIPPE COUDRAY : Concernant l’exposition, je travaille en collaboration avec le commissaire d’exposition, principalement Romain Gallissot. Il y a des propositions qui viennent de lui, comme l’idée d’exposer des parodies de l’Ours Barnabé de la part d’auteurs de BD ou d’illustration, ou le fait d’exposer des planches d’enfants sur le thème de la série, et d’autres qui viennent de moi, comme le fait d’exposer une galerie de peintures (10 en tout que je suis en train de peindre en ce moment) représentant les ancêtres de Barnabé et du lapin à travers les âges (depuis les grottes de Lascaux jusqu’à nos jours), peints chaque fois dans le style de l’époque, ou un dessin stéréo de l’Ours Barnabé.
L’actualité de cette exposition a accéléré la publication de l’Intégrale tome 2 de l’Ours Barnabé qui reprend 4 autres albums épuisés des éditions Mango, et qui interviendra pour Angoulême. D’ailleurs, la série L’Ours Barnabé a été entièrement rachetée par les éditions La Boîte à Bulles, qui concentre aujourd’hui l’intégralité des planches.
Je serai présent les quatre jours du festival. Il y a des chances que je dédicace les albums dans le lieu même de l’exposition (Musée du Papier).
Cette exposition sera composée de :
- Planches et dessins originaux
- Tirages couleurs de planches et dessins
- Biographie de l’auteur et historique de la série
- Ancêtres de Barnabé : une dizaine de toiles
- Projet de réalisation de courts-métrages par les étudiants de l’EMCA
(École des Métiers du Cinéma d’Animation) sur l’Ours Barnabé
- Science / expérience / enigmes : avec les petits débrouillards, proposition de quelques ateliers de manipulation permettant d’explorer quelques concepts scientifiques
- Barnabé et l’école : un espace qui montrera le lien étroit entre Barnabé et l’école,
depuis la publication dans Amis-Coop en 1981 jusqu’au prix des écoles à Angoulème en 2011
- Un espace Parodies
- Un “papertoy” : découpage-pliage réalisé par l’illustrateur Gaël Gibot.
- Exposition de livres étrangers de l’Ours Barnabé (américain, allemands et japonais)
- Un coin bibliothèque
- Il est même prévu un goûter pour les enfants avec un producteur de pomme local (à confirmer).
Elle aura lieu du 26 au 29 janvier 2012 de 10h à 19h, et sur rendez-vous, sera prolongée jusqu’au 3 février pour les scolaires du Grand Angoulême.

L’Ours Barnabé a reçu le Prix des Écoles d’Angoulême 2011.

L’exposition a lieu au Musée du Papier, Route de Bordeaux à Angoulême.

Le site de Philippe Coudray.

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Custom compet’, par Romuald Reutimann et Nathalie Omond

Une histoire de Red, Bill et Box, parue dans Tchô ! numéro 130 en décembre 2009-janvier 2010. Cadeau pour Noël !






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Dans l’atelier de…

Craig Thompson par Greg Preston

A priori quoi de moins photogénique que le bureau d’un dessinateur. Quatre murs, une table à dessin, du matériel…
Pourtant, voir cet environnement, les objets dont il s’entoure, les livres qui garnissent sa bibliothèque est souvent très révélateur de la personnalité et du travail de l’artiste… (ou pas !)

Will Eisner par Greg Preston

Cette forme de portraits, en situation, a déjà donné un excellent livre de photographie The artist within, réalisé sur une période de plus de vingt ans par le photographe Greg Preston et édité en 2007 chez Dark Horse Book. Exclusivement composé des portraits d’auteurs américains posant dans leur atelier ce superbe travail en noir et blanc est parfois émouvant lorsqu’on y voit des auteurs pionniers disparus depuis comme Will Eisner, Jack Kirby ou Burne Hogart et toujours inspiré : comme ce portrait de Frank Miller avec son flingue sur sa table à dessin ! par exemple…

Frank Miller par Greg Preston

L’ouvrage est composé d’une centaine de portraits. Au plaisir de mettre des visages à des signatures fameuses (Jules Feiffer, Mort Drucker, Dave Stevens, Kyle Baker, Todd mac Farlane, Adrian Tomine…) s’ajoute celui d’apprécier l’art du portrait de Greg Preston – qui excelle à intégrer ses “modèles” dans leur environnement quotidien et réussit à saisir cette étrange alchimie qui lie un auteur à son atelier.

Berni Whrightson par Greg Preston

En France il n’existe pas, à ma connaissance, d’équivalent à ce projet. Dityvon ou Hervé Bruhat plus récemment ont publié respectivement 59 auteurs de BD en 1981 et Figures de la BD en 1993.

Franquin par Hervé Bruhat

L’album de Dityvon, grand photographe récemment disparu, comme en partie celui d’Hervé Bruhat ont pris le parti de photographier les auteurs sans forcément les associer à leur travail. Et c’est finalement assez décevant.

Mœbius par Hervé Bruhat

Figures de la BD souffre d’une trop grande diversité : certaines images sont en noir et blanc, les mises en scène souvent ridicules (Franquin est encore sobre par rapport à Lauzier ou Loisel) et l’éclairages un peu trop “studio” et marqué (voir ce Mœbius qui baigne dans une lueur rosée). Mais lorsqu’il prend les auteurs en train de dessiner cela donne de très beaux portraits. Comme ici  Charlie Schlingo dans un bar…

Charlie Schlinguo par Hervé Bruhat

Au-delà de la bande dessinée, quatre sites, à leur façon, se sont également invités dans les bureaux des artistes.
• Le plus ancien, From the Desk of, publie des photos de bureau de graphistes et plasticiens. Aux images d’ateliers, d’où les artistes sont souvent absents, s’ajoutent un questionnaire et des exemples de leurs œuvres, faisant un portrait complet, dont le studio n’est qu’une partie.
• Le blog From your Desk, réalisé également par Kate Donnelly, fait dans l’archive. Il a étendu le principe à tous les bureaux de tous les artistes (en majorité des peintre et des écrivains), de toutes les époques. On y trouve avec émotion dans leur bureaux, Mark Twain, Italo Calvino, Lee Scratch Perry ou Voltaire !

Picasso-From your desk

Charles Schultz - From your desk

• Le plus récent et réussi est sans conteste : Where they draw (artistspaces). Ce sont cette fois les auteurs qui commentent les lieux qu’ils occupent.

Jim Woodring - Where they draw

Eamon Espey - Where they draw

• Réalisé par un photographe, Kevin Knight, creativespaces se distingue par la qualité de ses portfolios. Mais il semble qu’il soit malheureusement peu mis à jour.

Lola - Creative space

Johnny Rodriguez - Creative space.

[Eric Tao]

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